Acteurs. Jérôme Costarramone, champion des jeunes écarteurs 2017

 

Michel Puzos

Nous l'avons découvert en 2017 en seconde chez Jean-Louis Deyris, et très vite, ce jeune écarteur a non seulement montré toutes ses qualités, mais il a très vite gravi les marches de l'escalot. Et pour parachever cette belle saison il s'est permis le luxe de remporter à Gamarde le titre de champion des jeunes. Nous avons voulu savoir qui était vraiment Jérôme Costarramone et c'est avec sa gentillesse coutumière qu'il s'est livré au jeu de notre questionnaire.

Photos Jean-Claude Dupouy

Jérôme, peux-tu te présenter à nos lecteurs ?

J’ai 20 ans, je suis fils unique, et j’habite à Peyre chez mes parents. La semaine, je suis en licence professionnelle "Management de la Qualité, des Déchets et de l’Environnement" à Tarbes.

Comment es-tu venu à la course landaise ? comment l'as-tu découverte ?

J’ai découvert la course landaise grâce à mes parents et des amis de Peyre. Ils m’amenaient depuis tout petit aux courses voisines et cette tradition m’a tout de suite attiré.

A quelle occasion es-tu entré dans l'arène pour la première fois ?

Je suis entré dans l’arène pour la première fois vers l’âge de 12 ans pour les jeux des fêtes de Mant devant un taurillon. J’ai réalisé mon premier écart devant une vache en 2013 pour les fêtes de Peyre. Au début j'étais plutôt hésitant, j’avais vraiment peur d’entrer dans l’arène, puis finalement ça s’est plutôt bien passé.

Quand as-tu vraiment décidé que tu serais écarteur ?

Depuis tout petit j’avais cette idée dans la tête, j'y pensais, mais sans vraiment trop y croire, vaguement. Je faisais deux écarts par an pour les fêtes de Peyre et cela me suffisait. Finalement l’hiver dernier, un peu sur un coup de tête, je me suis vraiment décidé à être écarteur.

Par quelles étapes es-tu passé pour apprendre le "métier" d'écarteur ?

J’ai commencé à apprendre à écarter grâce à des séances à l’école taurine avec Elodie Poulitou et son encadrement. On a d’abord écarté devant une chaise et un karting pendant plusieurs séances, puis devant les vaches. L’appréhension était réelle, mais l’envie et la passion d’apprendre à écarter était encore plus forte. Ma toute première course s’est déroulée à Nérac avec l’école taurine et elle s’est bien passée. Mais j’étais très stressé d’être en boléro et d’écarter devant un public nombreux.

Ta première saison de courses a été assez incroyable ?

Ma première saison de course a été une superbe expérience. Que ce soit à l’école taurine, en seconde ou en formelle chez Jean-Louis Deyris, j’ai pris énormément de plaisir et reçu de nombreux conseils et encouragements. J’ai retrouvé comme au basket cet esprit d’équipe, et l’envie de s’amuser avec les copains.

Comment as-tu vécu le championnat des Jeunes ?

Je garde de ce championnat un très bon souvenir. Au début il y a forcément eu du stress, puis ensuite beaucoup de joie et de plaisir partagés. Mais, je crois que ma plus grande joie ce jour-là c’est d’avoir effectué le championnat avec Binbin (Benjamin de Rovère) derrière moi pour me placer et me conseiller, j’étais vraiment comme un gosse, très heureux !

As-tu connu la blessure ? et comment l'as-tu vécue ?

Je n’ai pas connu la grosse blessure, seulement quelques coups et hématomes. La passion et l’envie me poussent à retourner écarter, même s’il est vrai que les premiers coups sont surprenants.

Tu souhaitais rester en seconde pour une année, pour mieux apprendre, et te voilà en formelle. Quels sont tes objectifs pour la prochaine saison ?

Les objectifs sont simples, et sur la lancée de la saison 2017. J’ai encore énormément à apprendre et à découvrir dans la course landaise. Je souhaite faire plaisir au public, à mes parents et mes amis qui me soutiennent, et aux comités qui nous accueillent. Puis, également me faire plaisir et partager de bons moments avec la cuadrilla.

Comment vois-tu ton avenir en course landaise ?

Je n’y réfléchis pas spécialement, j’ai effectué une seule saison en course landaise. Je ne me prends pas la tête, je réalise les courses les unes après les autres et vis simplement ma passion pour la course.

As-tu des idoles ?

J’admire et respecte tout acteur en piste, mais il est vrai que Benjamin de Rovère est une idole. Petit, quand jai commencé à suivre la course, il était le grand champion de l'époque, et j’ai tout de suite accroché pour ses exploits en compétition individuelle, en course, ou encore face aux nouvelles et aux toros. Il a eu de sérieuses blessures et a toujours su revenir en piste.

Comment vois-tu l'évolution de la course landaise ? sport ou spectacle ?

Je pense que la course landaise est un mélange des deux. Le sport prend peut-être le dessus de nos jours mais il ne faut pas oublier que notre tradition est tout d’abord un spectacle. Je pense que la course doit garder ces deux aspects.

A part la course landaise quels sont tes loisirs, tes centres d'intérêt ? que vas-tu faire cet hiver ?

Je pratique le basket-ball aux Coteaux du Luy Basket depuis tout petit. Cet hiver, je vais donc retrouver les hall des sports pour jouer, et également coacher les mini poussins garçons.

Quelle est ta plus grande qualité, ton plus grand défaut ?

Je vais dire que je suis quelqu’un de simple et de naturel. Comme défaut, je dirai que je suis râleur et que je n’aime pas avoir tort.

Tu es passé du stade "inconnu" à la notoriété, comment vis-tu cela ?

Je ne pense pas être passé à la notoriété mis à part le titre de champion des jeunes. Mais cela ne veut rien dire, il faut que je confirme l’an prochain, et surtout que je continue à apprendre.

Merci Jérôme d'avoir répondu à nos questions et dévoilé un peu de ta personnalité. Si nous apprécions tes qualités en piste, nous aimons aussi ta simplicité et ta gentillesse. Après un bel hiver sportif dans les sales de Basket, nous te souhaitons une belle temporada 2018 avec la cuadrilla Christophe Avignon, au côté des champions de France.


 

Commentaires

  • 20100
    • 1. 20100 Le 27/12/2017
    Voilà le portrait d'un jeune acteur dynamique, souriant et passionné. Cette interview est aussi agréable à parcourir que de voir Jérôme en piste, bravo champion !
    Vincent Moulia