Les Ganaderias

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  • 1. Les Ganaderias

    La course landaise ne s'est pas faite en un jour. Son organisation et ses structures actuelles sont le fruit de tout un travail que des hommes et des femmes, au prix de leur passion et de leur engagement, ont effectué bien avant nous et que d’autres poursuivent dans la direction tracée par leurs prédécesseurs, en tenant compte bien évidemment des évolutions nécessaires, des nouvelles lois en la matière, des goûts du public. Les ganaderos font partie au premier chef de ceux qui ont tenté de porter aussi haut qu'ils le pouvaient les couleurs d'une tradition taurine spécifique à nos départements landais, gersois, girondin, lot et garonnais ou pyrénéen : la course landaise.

    Nous vous proposons de vous faire connaître ces ganaderias qui ont fait les beaux jours de la course landaise et celles qui aujourd’hui poursuivent inlassablement la sauvegarde d’un patrimoine.

    Un ganadero, c'est avant toute chose un éleveur dont le but principal est d'amener en piste, dans une arène, le meilleur bétail possible pour que brillent écarteurs et sauteurs qui le défient. Mais c'est aussi un chef d'entreprise.

    Cette activité difficile mais ô combien passionnante vous sera donc racontée à travers nos récits, les témoignages des ganaderos eux-mêmes, les reportages que nous avons faits au sein même des ganaderias actuelles. Ganaderias d’hier et d’aujourd’hui, Ganaderos du temps passé et du temps présent, nous ouvrons donc le grand livre de leur histoire et vous convions à le feuilleter avec nous. Vous pourrez bien sûr y participer : vos témoignages, vos souvenirs ou vos anecdotes seront les bienvenus.

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    Jean Barrère présente la Ganaderia de Buros à Escalans

  • 2. Le Bétail

    Tout ce que vous devez savoir sur le bétail en course landaise. Consultez les différentes rubriques de cette page.

  • 3. Le Ganadero

    JF Cazaucurt

    Jean-François Cazaucurt, ganadero à Souprosse, avec son troupeau

     

    Le Métier de Ganadero

    Le Ganadero est le propriétaire du troupeau. Mais ses fonctions sont multiples comme vous pourrez le lire ci-après.

    Pour exercer le métier de ganadero, il faut être en même temps éleveur, gestionnaire et meneur d'hommes, on dirait aujourd'hui manager et même expert en communication.

    Pour être franc, c'est un travail très exigeant. Il y a 3 manières pour devenir ganadero, à condition d'en avoir le courage et les moyens :

    • - soit on est né dans ce milieu, on a donc attrapé très vite le virus et la passion, et l'on perpétue un héritage familial.
    • - soit on crée sa propre ganaderia par amour du bétail brave et cette passion pour la course landaise, et à force de travail et d'argent investi on essaie de bâtir quelque chose qui tient la route.
    • - enfin la troisième possibilité, c'est avec une grosse somme d'argent, on achète noms, troupeau et clientèle, et on essaie ensuite de maintenir cette passion qui coûte très cher.

    Pour être ganadero, il faut aussi posséder des terres suffisantes avec des installations tout aussi importantes pour élever tout ce bétail. Pas question d'avoir un petit carré de jardin et de penser travailler aux heures (les fameuses 35h), penser aux vacances d'été à la mer, et d'hiver à la montagne. Non, l'hiver on pense à nourrir et à soigner le bétail, à entretenir les clôtures, à réparer le matériel... quel que soit le temps, souvent sous la pluie, dans le froid et les pieds dans la boue. L'été ce sont les courses, de longs déplacements avec les bêtes, les rencontres avec les comités, les réunions, les travaux saisonniers des champs... j'en passe et des meilleures... C'est pour cela que le nombre de personnes qui aspirent à pratiquer cette profession n'est pas très élevé. De plus, dans un avenir pas très lointain, vu toutes les normes européennes et administratives qui vont accroitre les contrôles sur les exploitations et le bétail, et donc augmenter les charges de travail et le coût de l'entreprise, cela risque de décourager pas mal de personnes qui voudraient s'orienter vers cette profession. Sans doute faut-il se pencher sur ce sujet car il en va de la survie des ganaderias. C'est pourtant un métier noble, un métier de la terre... une activité à double facette, qui requiert l'amour des bêtes et celui des hommes.

  • 4. Le Vacher

    "Cinquante vaches sans un vacher ne font pas un troupeau" (adaptation d'un proverbe russe)

    Le vacher est le personnage indispensable à la vie du troupeau. La définition de "gardien" que l'on peut trouver dans certains ouvrages ne correspond pas tout à fait à la charge immense qui lui incombe. Il est responsable de son alimentation, des soins qui doivent être prodigués, de son embarquement le jour des courses, de son transport, de son débarquement à l'arrivée aux arènes, de la mise en loges... et du retour à la ganaderia après les courses.

    Il veille aux moindres détails afin que le jour de la course, les bêtes présentées dans la piste se trouvent dans les meilleures conditions possibles pour affronter l'écarteur ou le sauteur, et participer aux compétitions.

    Au-delà de ces responsabilités et de ces travaux essentiels, il arrive que le vacher soit appelé à d'autres fonctions, par exemple le jour d'une course changer une corde cassée, refaire l'embout de protection placé sur une corne, changer une coursière de loge, décoincer une vache dans un refuge etc...

    A la ganaderia il participe souvent aux travaux de réfection et d'entretien des clôtures, des bâtiments et du matériel.