Editorial. L'espoir d'un partenariat

Mardi 2 Décembre

L'espoir d'un partenariat

Nos lecteurs ont ils lu la page 37 de la Cazérienne de Novembre, où Franck Serve, Président   FFCL, noue un  partenariat avec la Chambre des Métiers 40 (Philippe Retours) ? Une initiative prometteuse pour répondre à l'activité professionnelle des acteurs, mieux  combiner « sport - art - travail », et mieux conjuguer « course landaise/ emploi ».

Il est difficile de conjuguer course landaise et travail salarié ; et n'oublions pas que « troubadours ou écarteurs » allaient jadis de village en village sans couverture sociale. Côté chanson, il fallut attendre Georges Bizet (de Ciboure, auteur de Carmen) pour amorcer la construction de la SACEM, pour laquelle les comités  "crachent au bassinet" au titre du droit d'auteur !

Des solutions progressistes pour l'emploi font partie de l'enjeu du sportif amateur. Le partenariat avec la Chambre des Métiers représente un atout, y compris pour l'artisanat, puisque l'exode rural n'est plus un terreau propice à l'éclosion d'acteurs. Et pourtant, la terre est fertile en Chalosse !..

A défaut, les acteurs, moins nombreux, réduiront leur carrière au regard du risque encouru.

Dans les années 1950 à 1990, les acteurs taurins issus de familles modestes et rurales, ayant soif de réussir et « prendre revanche  sur leur condition », ont caractérisé cet  esprit.

Comme l'artisan, souvent solitaire, l'artiste « écarteur, sauteur, cordier, entraîneur » est face à un défi. 

Le passé nous rattrape, comme quoi des notions empiriques ont de beaux jours à vivre.

Souvenons nous du temps où artiste, artisan, agriculteur, travailleur indépendant  ou journalier, se compare d'aujourd'hui avec l'auto entrepreneur.

Ne rions pas... mais on nous parle "de poules" pour recycler les déchets ménagers !.. .

Les écarteurs, sauteurs, entraîneurs, cordiers, n'étant pas des « intermittents  du spectacle », doivent s'adapter avec « le salariat  compatible avec l'exigence de l'entreprise ».

Loin d'être simple, savoir que normes et tracasseries  administratives pour entreprendre limitent la prise de risques et porteront atteinte au bénévolat.

Heureusement que des passionnés et des sponsors sont présents pour hisser le fanion de la solidarité, l'identité culturelle, n'en déplaise aux « bobos cernés par le syndrome de la pensée unique » !...

Une réflexion en direction des ganaderias, des comités, mais plus simplement de nous tous. Notre patrimoine culturel reçoit  « des coups de canifs de gens venus d'ailleurs  au mépris de  la tradition ». L'aspect ancestral culturel spolié par un « braconnage médiatique d'intox » doit  préserver nos traditions et se rassembler dans un combat qui pointe son nez !...

Armel Lacaule

 

Commentaires

  • legascon
    • 1. legascon Le 12/12/2014
    Bonjour Mme BARRERE
    Michel PUZOS vous donnera mon N° de tel que vous devez connaitre avec le fichier de la mutuelle des toréros landais.
    Cordialement
    Armel Lacaule
  • pasion31
    • 2. pasion31 Le 08/12/2014
    Voilà bien un sujet qui me tient à coeur et qui me fâche depuis longtemps !
    Se réclamer de la tradition, c'est porter une lanterne dans son dos..
    La C L est une tauromachie noble, à part entière, qui souffre de sa trop grande modestie, de son manque d'ambition, se contentant de "l'entre soi" sans réelle volonté de s'ouvrir à l'extérieur.
    La C L souffre de son image et les toréros en payent le prix, luttant sur tous les fronts, dans l'arène, dans la vie active, mais le combat n'est pas tenable dans la durée et arrive le jour où ils doivent renoncer..
    Ils ne sont pas des intermittents du spectacle, ils ne sont pas des sportifs professionnels, mais que sont-ils ? des acteurs valeureux dont le courage, le professionnalisme, la classe, feraient pâlir plus d'un compétiteur payé pour s'entraîner chaque matin !!
    Quel combat n'a-t-on pas su mener pour en arriver à ce que des toréros abandonnent une passion qu'ils assouvissaient au péril de leur vie !
    Pour en revenir à l'image, je voudrais (je vais encore me faire des amis!!) dire ce que je pense du logo de la FFCL que je reçois chaque année avec mon abonnement à la Cazérienne et que je m'empresse de faire disparaître, le trouvant trop "poussiéreux" pour représenter la C L du XXI ème siècle. Sans doute Meunier a-t-il été un grand écarteur, mais il serait peut-être temps de moderniser ce logo.
    Voilà ce que j'avais envie de dire !!
    Michelle Eychenne
  • legascon
    • 3. legascon Le 06/12/2014
    La teneur de votre réponse interpelle sur le fond !..
    Sur un pas de danse Maurice RAVEL était bien de CIBOURE et d'après mes lectures Georges BIZET y séjournait lors "de ses périples espagnols"; la citation à BIZET et au pays est contributif à son regard pour la tauromachie;
    Armel Lacaule
  • Berbarbur
    • 4. Berbarbur Le 06/12/2014
    J'aimerais en parler avec vous, je pense que c'est Maurice Ravel compositeur du Boléro qui est né à Ciboure. Je suis aussi motivée pour partager avec vous de l'avenir (le meilleur possible ) ( et j'y crois ) de la mutuelle des toreros landais. Très amicalement et cordialement.
    Bernadette Barrere.