Reportages divers

Pontonx sur l'Adour : Débarquement et Mise en loges des coursières

Un reportage de Jean-Paul Lahitte à l'occasion de la course festival donnée à Pontonx sur l'Adour pour l'inauguration des nouvelles arènes.

- ARENES DE DAX 6 SEPTEMBRE 2013 : LA DESPEDIDA DE NICOLAS VERGONZEANNE

Les coulisses du festival avec Jean-Paul Lahitte

 Le Spectacle 

- ARENES DE DAX 6 SEPTEMBRE 2013 : LA DESPEDIDA DE NICOLAS VERGONZEANNE

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ARENES DE DAX LE 6 SEPTEMBRE A 20H30

Un spectacle unique pour un champion exceptionnel

nicolas-vergonzeanne.jpgA quelques jours de sa despedida : Lettre ouverte à Nicolas Vergonzeanne

Mon cher Nicolas,

J'ai peut-être un privilège (mais est-ce vraiment un privilège ?) par rapport à beaucoup de coursayres qui depuis des années t'ont côtoyé dans les arènes et applaudi à tes exploits. Un privilège ? Tu dois bien te demander à quoi je fais allusion et quelle sera la réponse qui va sortir de ma plume et de mes mots. Oui mon cher Nicolas, ce qui est pour moi un privilège, et pour toi quelque chose de bien peu d'importance, c'est que durant tes jeunes années, avant que tu ne sois le grand champion que tu es devenu, j'ai eu la chance de te croiser quotidiennement dans les couloirs du lycée professionnel que tu fréquentais, toi en tant qu'élève, moi en tant que professeur. Je n'ai pas eu le plaisir ni l'honneur, au contraire de ton copain Denis, de t'enseigner quelque chose, mais ce simple souvenir aura toujours pour moi une valeur non négligeable. Et comme ceux qui peuvent dire "j'ai serré la main au Général de Gaulle ou à Zinedine Zidane", moi je dirai "j'ai croisé tous les matins Nicolas Vergonzeane".

Trêve de plaisanterie... qui aurait dit qu'un jour je te retrouverais pour partager une passion commune, celle de la course landaise. Enfin... partager n'est sans doute pas le mot adéquat, car à la place qui est la tienne, et que tu t'es forgée tout au long de ces années, ce serait plutôt toi qui devrais porter le nom de professeur ou de maître, et moi celui d'élève ou même de simple figurant.

Cher Nicolas, je n'ai pas connu tes débuts en course landaise, mais je t'ai vu gagner quelques concours et quelques championnats... jusqu'à ce huitième qui m'a rempli de joie, parce que tu concrétisais ainsi une grande carrière, parce que tu rejoignais au nombre de victoires Michel Dubos, un autre grand champion que j'ai côtoyé de longues années. Des champions, la course landaise en a connu, écarteurs et sauteurs qui nous ont fait rêver. Mais des champions de ta trempe, avec un tel palmarès, et qui année après année forgent leur destin et collectionnent les victoires, les trophées et les titres, je crois qu'on peut les compter sur les doigts d'une main. Et puis, tu ne t'es pas contenté de vaincre dans notre cher pays coursayre... cette gloire tu l'as acquise au-delà de nos frontières, en Espagne tout particulièrement, où ton nom et ton prénom sont inscrits désormais en lettres majuscules dans toutes les arènes où tu as sauté, affrontant vaches et taureaux, prenant tous les risques, acceptant tous les défis.

Cher Nicolas, je me doute bien que tu n'es pas arrivé à de tels résultats sans travail, sans volonté, sans courage... les dispositions naturelles que l'on peut avoir à exercer ses talents ne suffisent pas à obtenir toutes ces victoires... et je suis sûr que c'est toute une vie de labeur, d'entraînements, de sacrifices, de remises en question et d'acharnement que tu as vécue pour vivre ta passion et la porter à de tels sommets. Les moments où tu es parvenu aux buts que tu t'étais fixés, tes succès, tes triomphes... ont sans doute fait oublier les moments d'échec et de détresse. Car ce mot que je t'ai souvent entendu prononcer, l'adrénaline, t'a sûrement permis de te transcender et de te dépasser.

Cher Nicolas, si je n'ai pas connu tes débuts de sauteur, j'ai par contre connu ton travail en piste, pour aider au bon déroulement d'une course ou d'un spectacle... et là j'ai découvert ton savoir-faire, ta connaissance du bétail et des hommes, ta connaissance de la course. Tu es partout où il faut être, pour faire avancer une coursière, placer un écarteur, le conseiller et l'encourager, rentrer une vache... tu sais tout faire, tu as l'oeil à tout... le monsieur Loyal d'un spectacle en quelque sorte qui a pour fonction suprême celle d'aboutir à un spectacle qui plaira au public.

Cher Nicolas, je t'ai connu aussi dans tes premiers pas d'organisateur... première nuit du toro, toro emocion... j'ai vu quelques sceptiques, le sourire en coin, qui pensaient tout simplement que tu allais te "planter"... j'en ai aussi entendu quelques uns qui pensaient que tu allais dévoyer la course landaise, que tu t'éloignais des fondamentaux, que tu privilégiais le spectacle au détriment de la droite et pure ligne de la course landaise. Mais voilà, tu as rempli à ras bord les arènes, une fois, deux fois, trois fois... et là les grimaciers se sont interrogés et ont changé leur fusil d'épaule. Je crois aujourd'hui qu'ils ont déchanté et qu'ils ont compris que ta vision était la bonne. Tu as perçu qu'il fallait donner de la couleur à la course landaise, de la vivacité, du spectacle... et tu as été un communicant de première, tu ne t'es pas contenté d'attendre les spectateurs, tu es allé les chercher en utilisant tous les moyens publicitaires dont nous disposons aujourd'hui. Mais sans jamais vendre du vent, car dans tous tes spectacles on a retrouvé l'art, le courage et l'émotion qui sont les maîtres-mots de la course landaise.

Enfin cher Nicolas, tu ne t'es pas arrêté à vivre en égoïste ta passion et tes succès, tu as cherché à les partager et à transmettre tout cela aux futures générations. Toutes les interventions que tu as pu faire dans les écoles et les collèges (je me souviens encore de ta brillante intervention dans une classe de 4ème du collège du Berceau) ont été utiles et je suis sûr profitables. D'autres ont poursuivi cette tâche mais tu l'avais bien initiée.

Cher Nicolas, le grand soir s'annonce, celui de ta despedida. Quand je vois la forme qui est la tienne dans une arène, quand j'observe la qualité de tes sauts, quand je constate tout ton investissement, j'ai du mal à croire que tu vas te retirer. Mais d'un autre côté, je me dis que c'est quand on est encore en pleine forme et en pleine gloire qu'il faut prendre cette décision, éviter le combat de trop.

Alors cher Nicolas, la modeste plume qui est la mienne voudrait te dire "Merci" pour cette belle carrière, pour tous ces moments de bonheur que tu nous as donnés au-dessus des coursières et des taureaux, "Merci" pour tout ce que tu as apporté à la course landaise, "Merci" pour tout ce que tu veux transmettre aux jeunes générations, toutes ces valeurs qui font défaut aujourd'hui dans notre société.

Et puis cher Nicolas, je voudrais te souhaiter la plus belle des soirées le 6 septembre prochain, entouré de tes frères Frédéric et Guillaume, et de tous ces grands toreros qui composeront l'affiche de cette soirée et qui ont donné à la course landaise tant d'éclat. Je suis sûr que le spectacle sera grandiose, comme tu l'as été tout au long de ta carrière.

Cher Nicolas, tu t'apprêtes à quitter la piste... mais le nom de Nicolas Vergonzeanne restera attaché pour toujours à la course landaise... elle a besoin de toi. Suerte...

Michel Puzos

La Despedida de Nicolas Vergonzeanne le 6 septembre dans les arènes de Dax

- Pomarez : Présentation de la Ganaderia Grand Soussotte/Cuadrilla 2013

Un reportage photos de Jean-Marie Crampes

- Mugron (Fête du Club Taurin) Jeunes et Anciens

Un reportage photos de Jean-Marie Crampes

- A Seville avec Miguel Angel Perera et Bertrand Capuch

Heureux homme et heureux aficionado que Bertrand Capuch. Fin septembre il s'est rendu à Séville pour la feria de la San Miguel et il a passé une journée avec le torero Miguel Angel Perera. Bertrand ne nous a pas oubliés et nous envoie quelques clichés et et un petit récit de cette journée mémorable.

Itinéraire d'un aficionado gâté !!

A l'occasion de mon déplacement à Séville fin septembre pour la féria de San Miguel, j'ai été invité par le torero Miguel Angel PERERA à passer une journée dans sa finca à Côté d'Olivenza. Je suis la carrière de ce torero depuis le début (2002) et son toréo puissant et dominateur m'avait déjà impressionné quand il n'était que novillero. Chaque année je vais le voir toréer le plus souvent possible, et au fur et à mesure de nos rencontres  une relation de confiance s'est développée et nous communiquons tout au long de l'année par mail ou Twitter.

Je suis donc arrivé à sa finca  "Los Cansados" à 13h30 et le Maestro m'a fait visiter celle-ci (600 ha et 200 vaches allaitantes de race Rétinta pure et croisées blond ou limousin). Sa finca est voisine de celle du Juli et de Talavante.

Lors du déjeuner (pris en compagnie de sa mère et de sa future femme) nous avons pu parler en toute liberté de tous les sujets, qu'ils soient taurins (G10, aficion française, temporada 2012...) ou non (problèmes agricoles...).

L'après-midi fut consacrée au rassemblement de l'ensemble des bovins car il y avait prophylaxie le lendemain .

Cela restera une journée pleine de souvenirs qui prouve que l'on peut être une figura et rester simple et abordable. J'ai conscience d'être un privilégié car j'étais seul avec le Maestro toute la journée et j'ai l'impression de le connaître un peu mieux, et il est loin de l'image froide et austère que souvent beaucoup d'aficionados et la presse taurine véhiculent.

Ci-dessous quelques photos de cette journée

 

- Ganaderia Victorino Martin

En attendant la grande journée des Victorino Martin dans les arènes de Dax le 14 Octobre prochain, Jean-Claude Dupouy a accompagné les vachers de la ganaderia Dargelos ainsi que Pierre Claverie à la ganaderia Victorino Martin. Il y a vu les nouvelles, les taureaux, et Victor Mendez pour une tienta. Il nous envoie quelques photos... vous retrouverez la totalité de son reportage sur son site.

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Date de dernière mise à jour : 30/01/2020