LE BILLET DU JOUR. Urgons... il y a 50 ans

Le Billet du Jour : Michel Puzos 

Ce 11 Novembre 2018 nous fêtons le centenaire de l'armistice de la guerre 14-18. Après les commémorations, les tauromaches se retrouveront ce même jour pour la traditionnelle course des fêtes d'Urgons. Nous nous sommes plongés dans les souvenirs... que se passait-il à Urgons pour le cinquantenaire de la victoire ?

Ce 11 Novembre 1968, après une année fertile en évènements, le coquet village d'Urgons faisait fête, et ses arènes recevaient pour une course semi-formelle la Ganaderia Maigret. Pas moins de 22 torères venaient saluer la présidence, Mr Lafargue maire et Mr Junqua président du comité. Les Petits Bérets de Geaune assuraient l'ambiance musicale, Fernand Balancie tenait le micro pour sa dernière course et Jean Samadet, le Passant en personne, tenait le crayon pour rédiger le compte-rendu.

Dans la piste, quelques coursières redoutables parmi lesquelles la capricieuse Colombine. Et puis des torères méritants, les frères Darracq, Marcel Lalanne, Gilbert Saint-Martin, Lafittau II, Ferdi Dufau... et des jeunes, Hontanx II, Duplantier, Passarieu. A la voltige, des sauteurs émérites, Jacky Théau et Jeannot. Au téléphone, selon l'expression de l'époque, Gaston Mazzantini. A l'entraînement les expérimentés Descazaux et Jeannot.

Oui, c'était il y a 50 ans... le temps était maussade comme souvent en Novembre, mais les coursayres étaient là, et l'après-midi fut agréable. Jean Samadet écrivait : "Non, la course landaise ne veut pas mourir dans ces petits villages, petits par le nombre d'habitants mais grands par leur aficion".

Ce 11 Novembre 2018, la course est toujours là à Urgons, les années ont passé, les noms ont changé... mais l'aficion est toujours présente.


 

Commentaires

  • MichelPuzos
    • 1. MichelPuzos Le 11/11/2018
    Oui Jean-Paul, quand j'ai écrit ce billet, j'ai pensé à toi, à Jean-Luc, puisque Jeannot était votre père… et 50 ans après c'est Florian, le petit-fils, qui était dans la piste, même si aujourd'hui ce n'était pas celle d'Urgons mais de Saint-Loubouer. Un beau clin d'œil quand même.
  • sean-paul
    • 2. sean-paul Le 11/11/2018
    Et cinquante après le petit fils de l'un deux était en piste
    Jean-Paul Lahitte
  • arthur640
    • 3. arthur640 Le 11/11/2018
    Et oui le profil type de village dont les habitants sont des passionnés de courses landaises mais qui hélas risquent d'être durement sanctionnés financièrement malgré eux si Dame URSSAF leur joue un tour qui remplira ses poches et videra sûrement bon nombre d'arènes, du moins pour les courses de formelles
    Jean-Claude Dané