Le Billet du Jour. A propos de la conférence de Montsoué

Samedi 6 Décembre

Il y avait beaucoup de monde, pas loin de 200 personnes, vendredi soir à Montsoué pour assister à la conférence organisée par le club taurin Paul Ricard Tursan-Chalosse et débattre d'un enjeu crucial : pourra-t-on dans les années à venir vivre sa passion de la course landaise (et donc écarter) et en même temps travailler ? Vaste sujet sur lequel sont intervenus, non seulement les invités, mais aussi le public par des interventions de qualité et très judicieuses.

Autour de Didier Goeytes, qui a brillamment animé les débats, se trouvaient des écarteurs très concernés par la problématique -Mathieu Lapeyre, Julien Lucmort, Alexandre Duthen et Christophe Avignon-, des chefs d'entreprise -Henri Tilhet et Christophe Lesgourgues-, d'anciens sportifs aujourd'hui reconvertis dans d'autres actions liées au sport -Marie-Pierre Duhau, ancienne basketteuse et directrice de Profession Sport Landes, et Patrice Labeyrie, ancien joueur de l'USDax et aujourd'hui responsable commercial, marketing et communication à l'USD- et bien sûr Mr Jean-Jacques Dehez, maire de Montsoué. Dans la salle les interventions ont été nombreuses (Eric Artiguelongue, Mathieu Minvielle, Etienne Layan, Cathy Agruna, Jean-Marc Lalanne, Jean-Jacques Lubin, Eric Lesparre, Cyril Dunouau, Thomas Marty, Bastien Moity... et bien d'autres encore, chacun apportant sa propre réflexion et quelques pistes à creuser pour l'avenir.

L'important était de poser "publiquement" les problèmes, et à ma connaissance c'est la première fois que cela a été fait. Problèmes de travail, problèmes financiers, problèmes de survie des clubs organisateurs, manque d'informations (alors que des choses sont possibles), prise de conscience des écarteurs sur leur avenir... Quelques pistes, quelques informations importantes ont été apportées, notamment par Jean-Jacques Dehez et Marie-Pierre Duhau. Il est certain qu'une prise de conscience ne suffira pas et qu'un plan d'action devra être mené. Ce n'est pas seulement l'affaire de la fédération (qui a bien sûr son rôle à jouer) mais c'est l'affaire de tous ceux qui ont pouvoir d'action et de décision dans ce domaine.

Certes les débats ont laissé un goût quelque peu amer, et l'on est resté sur cette idée que "la course landaise avait des soucis à se faire"... soucis d'emploi pour les torères landais ou comment concilier la passion et le travail, soucis financiers pour les organisateurs (clubs et comités), absence d'aficion parfois chez les nouveaux organisateurs, avenir incertain des ganaderias, image peu (et mal) valorisée de la course landaise... 

Mais l'on sait aussi que c'est dans des temps de crise que l'on prend à bras le corps les problèmes avant qu'il ne soit trop tard. Il y a des inquiétudes sérieuses, mais pas encore péril en la demeure. Alors retroussons-nous les manches.

Michel Puzos

 

Commentaires

  • zazou
    • 1. zazou Le 08/12/2014
    Par rapport à mes interventions je voulais préciser que je ne voulais pas charger la fédération comme certaines personnes ont pu le comprendre et lorsque je parlais de 4 à 5 millions d'euros lorsque j'ai parlé de professionnalisme, je parlais du budget de l'usd ou du stade montois club phare de notre département. Bien sur je ne parlais pas de cette somme pour notre sport mais je souhaitais qu'on en recueille assez pour prendre en charge nos toréres sur une base de 1500€ par mois pour les débutants et aprés les autres, salaires évolutif selon les résultats de la saison précédente et payer toutes les taxes qui vont autour (charges patronales, ursaff). Je ne suis pas trop là dedans mais mon idée c'était cela en pensant bien sûr que si les toréres passent pro, plus de contrat course pour eux donc diminution du cachet course pour les comités.
    Voilà, mon idée utopique est mise sur la place, mais je rappelle que je n'en voulais pas à la fédération et comme l'a dit Bastien il faut tous marcher main dans la main pour faire évoluer les choses, en espérant que la course existe encore dans les années à venir; car comme certaines personnes vendredi soir, moi aussi je suis inquiet pour l'avenir de notre sport culturel.
    Mathieu Minvielle torére (un peu trop) passionné