Brindis N°12 en ligne ce vendredi à 18h sur http://www.brindis.tv Installé dans les studios d’Eurofilm Dax, Vincent PLASSIN revient sur la Course de Tarsac avec la Dal et celles d’Aubagnan avec Dargelos et Deyris pour laquelle il est monté à l’Escalot.
Les différentes phases d'un écart de pied-ferme exécuté par Elodie Poulitou
(photos Jean-Claude Dupouy)
2. L'ECART DE PIED-FERME
On l'appelle aussi écart-feinte. Il consiste à attendre la vache sans bouger, et à tourner au dernier moment du côté que l'on juge le mieux indiqué. Dans ce type d'écart, l'écarteur est mieux à même de juger in extremis (par rapport à l'écart sur le saut expliqué dans une autre rubrique) les dispositions de la coursière. Le risque est moins grand, mais bien entendu l'écart a moins de valeur.
Jean-Marc Lalanne dans une très belle feinte dont il a le secret pour un écart des plus serrés
(photo Jean-Claude Dupouy)
3. LA FEINTE
Cet écart procède des mêmes conditions que l'écart feinte. L'écarteur attend immobile, les bras croisés sur la poitrine. Par une légère inclinaison du corps, il indique à la vache qui vient sur lui qu'il va tourner d'un côté... et au moment où celle-ci vient pour le frapper, il tourne subitement du côté opposé en pivotant sur un pied. Il doit se trouver après l'écart à l'endroit où il était au moment de l'appel. Le coup d'oeil, la "vista" comme on dit dans le langage tauromachique, est une qualité primordiale ; mais il faut avoir aussi du cran, car pour prendre la coursière en défaut, il faut attendre à l'extrême limite et n'effectuer sa sortie que dans le berceau des cornes.
C'est sur la feinte (attente bras croisés) que les écarteurs Baptiste Bordes et Julien Iribarnegaray vont dessiner leur écart.