Le Ganadero

Le métier de Ganadero (Propriétaire du troupeau - Eleveur)

Pour exercer ce métier de ganadero, assez spécial et un peu marginal il faut bien le dire, il faut être en même temps éleveur et meneur d'hommes, on dirait aujourd'hui manager et même expert en communication. Pour être franc, c'est un travail de fou. Il y a 3 manières pour devenir ganadero, à condition d'en avoir le courage et les moyens :

- soit on est né dans ce milieu, on a donc attrapé très vite le virus et la passion, et l'on perpétue un héritage familial.

- soit on crée sa propre ganaderia par amour du bétail brave et cette passion pour la course landaise, et à force de travail et d'argent investi on essaie de bâtir quelque chose qui tient la route.

- enfin la troisième possibilité, c'est avec une grosse somme d'argent, on achète noms, troupeau et clientèle, et on essaie ensuite de maintenir cette passion qui coûte très cher.

Pour être ganadero, il faut posséder des terres suffisantes avec des installations tout aussi importantes pour élever tout ce bétail. Pas question d'avoir un petit carré de jardin et de penser travailler aux heures (les fameuses 35h), penser aux vacances d'été à la mer, et d'hiver à la montagne. Non, l'hiver on pense à nourrir et à soigner le bétail, à entretenir les clôtures, à réparer le matériel... quel que soit le temps, souvent sous la pluie, dans le froid et les pieds dans la boue. L'été ce sont les courses, de longs déplacements avec les bêtes, les rencontres avec les comités, les réunions, les travaux saisonniers des champs... j'en passe et des meilleures...

C'est pour cela que le nombre de personnes qui aspirent à pratiquer cette profession n'est pas très élevé. De plus, dans un avenir pas très lointain, vu toutes les normes européennes et administratives qui vont accroitre les contrôles sur les exploitations et le bétail, et donc augmenter les charges de travail et le coût de l'entreprise, cela risque de décourager pas mal de personnes qui voudraient s'orienter vers cette profession. Sans doute faut-il se pencher sur ce sujet car il en va de la survie des ganaderias. C'est pourtant un métier noble, un métier de la terre... une activité à double facette, qui requiert l'amoour des bêtes et celui des hommes.

 

ci-dessous Jean-Charles Pussacq, ancien ganadero, au milieu de son troupeau

 

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