C'est dans la salle polyvalente d'Aignan, magnifiquement préparée et décorée par le club taurin que s'est déroulée cette année l'assemblée générale de la FFCL... une assemblée très attendue en raison des circonstances économiques peu favorables, des problèmes sanitaires qui pèsent lourdement sur les ganaderias, des difficultés de plus en plus grandissantes pour trouver des bénévoles à tous les niveaux de l'organisation et du déroulement d'une course... mais attendue aussi pour connaître les projets et leur évolution en matière de sauvegarde, de compétition, de promotion, de transmission d'une culture, de fonctionnement, de ressources financières et d'aides publiques etc etc...
Cette assemblée générale paraissait donc importante, sauf sans doute aux yeux des toreros, puisqu'un seul torero de formelle (médaillé au cours de la soirée) avait fait le déplacement à Aignan, tandis que pour les secondes nous avons aperçu cinq d'entre eux.
Je me souviens d'une publicité qui disait "A quoi bon que Ducros il se décarcasse"... Espérons malgré tout qu'il y aura dans les années à venir beaucoup de Ducros pour faire vivre la course landaise et pour qu'il y ait encore suffisamment de spectateurs pour que les toreros puissent exercer leur passion et leur art.
Michel Puzos
Après la publication dans le journal "Sud-Ouest" d'un article intitulé "Vers un statut professionnel ?", Michel Lalanne nous adresse un communiqué. Afin que nos lecteurs puissent être informés complètement, je publie le document pdf qui contient l'article du journal Sud-Ouest suivi du communiqué de la FFCL et de son président Michel Lalanne. MP
2012-02-10-vers-un-statut-professionnel.pdf
Le professionnalisme en course landaise est une lubie récurrente qui ne tient pas compte de nos réalités économiques, aujourd’hui même le torero landais le mieux payé est très loin d’avoir un revenu lui permettant d’être un sportif professionnel, et il devrait payer des cotisations sociales sur l’ensemble de ses gains. Quand les écarteurs se rendront compte qu’ils devront restituer aux organismes sociaux plus de 45% de ce qu’ils gagnent, tous préféreront garder leur statut actuel. De plus l’existence d’une ligue professionnelle qui permettrait au mieux d’avoir trois ou quatre professionnels au maximum est ce que cela a un sens ? .
Sur l’école taurine, il me semble que nous avons pris les bonnes décisions pour la faire évoluer dans le bons sens tout en nous accommodant du bénévolat et en y introduisant un peu de professionnalisme. La nouvelle formule qui sera dévoilée demain à l’assemblée générale d’Aignan, va mieux prendre en compte les intérêts des apprentis toreros et des ganaderos qu’ils soient de formelle ou de seconde, puisque le projet a été bâti avec eux.
Dernier point les subventions publiques; il me semble que l’air du temps c’est d’apprendre à vivre avec une part de plus en plus réduite d’aides publiques au fonctionnement.
Je préfère négocier avec les pouvoirs publics des subventions pour nous aider dans des projets de développement, et nous l’avons fait ces dernières années, et nous allons le faire encore cependant je rappelle là aussi que pour obtenir une subvention par exemple de 20 000€ il faut être soi même capable d’autofinancer 20 000€ .
Michel Lalanne
Président de la FFCL
Parmi toutes les choses que l'on m'a apprises et que j'ai moi-même essayé de transmettre aux jeunes qui m'étaient confiés, c'est l'idée que dans les périodes les plus difficiles que nous traversons au cours de notre existence, les moments les plus pénibles, les échecs... il fallait toujours essayer d'en extraire le positif, car même dans le malheur ou dans la déception il y a toujours ce petit quelque chose qui vous empêche de douter ou qui vous fait redresser la tête et panse vos blessures. Je l'ai souvent expérimenté, et j'ai souvent trouvé la petite lumière qui aidait à sortir de l'ombre.
Vendredi matin, la tristesse nous accablait en accompagnant Eric Vignolles à sa dernière demeure. Une émotion palpable enveloppait la petite église du Leuy, et les larmes étaient difficiles à contenir. Et même si l'on sait que la vie n'est qu'un passage, l'instant de la séparation est toujours douloureusement vécu... surtout quand on a la jeunesse, et qu'on a tant d'années encore devant soi à construire une vie. Le prêtre a expliqué l'évangile et rappelé que celui qui quittait cette terre retrouvait désormais le bonheur éternel. Pour ceux qui restent et qui n'auront plus à leur côté l'être aimé, il n'y avait qu'une solution : la solidarité, le partage de ces moments douloureux comme ils ont partagé les moments de bonheur et de joie.
Les nombreux amis d'Eric étaient présents, si bien que la petite église ne suffisait pas à les accueillir tous et qu'ils sont restés très nombreux à l'extérieur pour le saluer une dernière fois. Mais au-delà des amis, il y avait aussi cette équipe du Cap de Gascogne, tous en tenue de toreros, et qui durant toute la cérémonie sont restés debout derrière l'autel, disposés en arc de cercle comme pour mieux entourer celui qui fut leur ganadero et leur ami. On a bien senti à ce moment-là que dans la peine et la souffrance ils avaient trouvé par leur esprit d'équipe, par cette amitié et cette solidarité qu'ils vivent entre eux depuis plusieurs années, la force nécessaire pour affronter ce dur moment, pour entourer au mieux la famille d'Eric, et pour envisager l'avenir. Dans cette épreuve cruelle, j'ai vu là ce qu'il y avait de positif, cette énergie partagée qui va les aider à vivre et à poursuivre.
Amis du Cap de Gascogne, je vous ai trouvés dignes et exemplaires et je vous adresse à vous tous mes affectueuses pensées.
Michel Puzos
Samedi dernier à Eauze, au cours de l'assemblée générale du comité régional de l'Armagnac, les citations étaient à l'ordre du jour. Michel Lalanne citait le maréchal Foch tandis que Frank Serve parlait de son copain Albert Einstein. Qu'il me soit donc permis dans ce billet du jour d'emprunter la parole célèbre du Général De Gaulle "Je vous ai compris".
Lors de l'apéritif d'honneur qui a prolongé l'assemblée, vous m'avez dit en effet vos difficultés à naviguer sur le nouveau site, à vous y repérer, à comprendre son fonctionnement... et puis vous m'avez dit aussi vos souhaits, sur les comptes-rendus, sur les infos, sur les rubriques... tout cela avec le sourire (parfois en coin), et le verre de l'amitié en main. J'ai écouté, beaucoup entendu, un peu expliqué... j'ai cogité sur la route du retour... et finalement je me suis remis à la tache durant le week-end, faisant mon assemblée générale à moi tout seul, sachant que mes collègues me feraient confiance comme ils l'ont toujours fait. J'espère que la parole du général De Gaulle ne sera donc pas vaine, et que le site, désormais bouclé, répond à vos souhaits. Certes, la facilité que représentait le Blog pour la lecture des évènements au fur et à mesure qu'ils se présentaient, était un atout majeur. Désormais, il faudra jouer de la souris, mais la plupart des modules importants ont été placés dans le menu horizontal, ce qui facilite grandement la recherche. Vous y trouverez donc notamment les articles de fond répartis en deux modules (Le billet du jour et les chroniques et libres propos), le blog infos/actualités où sont développées les actualités les plus récentes et le blog comptes-rendus des courses. Ce sont là les outils qui vous intéressent le plus.
Les autres parties du site, vous les retrouverez dans le menu vertical. Ce menu vertical, pour simplifier mes propos, je dirai que c'est la partie magazine, et que cette partie-là me paraît indispensable à tous ceux qui découvrent la course landaise et veulent avoir des informations aussi précises que possible sur notre tradition et sur tous ces aspects. A l'heure où l'on parle de plus en plus d'initiation et de communication, je crois qu'il y aura sur le site matière à recherches et à approfondissement. L'an dernier, dans une école primaire de la Haute Lande, un professeur des écoles m'avouait sa parfaite inculture sur la course landaise et me disait : 'Mais où peut-on trouver sur internet des informations ? où nos élèves peuvent-ils faire des recherches ?" Je crois que la partie magazine de notre site peut contribuer à cette recherche et à cette documentation indispensable à la connaissance de la course landaise. Bien évidemment, certains points pourront être enrichis dans le temps, d'autres ajoutés, mais je crois que l'essentiel est déjà à portée de main, de clavier et de souris. Voilà en tout cas dans quel esprit a été bâti ce site. Certes il bouscule des habitudes ancrées maintenant depuis six ans, mais les habitudes se changent...
Bien évidemment, je reste à votre écoute, toutes les idées sont bonnes à prendre. Mais sur l'essentiel, "Je vous ai compris", j'ai fait le nécessaire, et si changement il doit y avoir, ce ne sera maintenant que sur des points de détail.
Bonne temporada à tous, nous sommes prêts désormais pour vous en rendre compte.
Michel Puzos
A longueur d'année, à l'occasion des spectacles organisés dans les arènes, nous côtoyons toreros et organisateurs, ou tout simplement des passionnés de course landaise, mais nous n'avons d'eux qu'une image succinte. Qui sont-ils vraiment ? Parfois dans les interviews nous arrivons à mieux cerner leur personnalité, leur caractère. Mais il nous est souvent difficile de définir l'autre côté du personnage et d'en avoir une approche plus exacte, celui qu'ils sont dans leur vie quotidienne ou professionnelle. Ôter le masque en quelque sorte, ou la carapace qui les enveloppe un jour de course, tel est notre but.
Jean-Claude Dupouy, alias Pickwicq, a eu la riche idée de partir à la découverte de ceux qui font l'actualité de la course landaise et de les montrer dans les autres activités qui font leur vie de tous les jours. Riche idée. Riche idée aussi que celle de m'associer à ce périple et à cette découverte.
Entraîneur le dimanche et métallier la semaine, cordier et apiculteur, sauteur et éducateur sportif, cordier et agriculteur, organisateur et maire de son village... autant d'activités qui se chevauchent ou se complètent et qui font la richesse de tous ces coursayres.
Jean-Claude s'est donc muni de son appareil photo, moi de mon carnet et de mon stylo et nous avons commencé notre tour de la région coursayre. L'accueil est toujours très chaleureux, voir même enthousiaste, et chacun se livre bien volontiers à cet exercice. Cette expérience est également pour nous très enrichissante car nous découvrons non seulement la face cachée de tous ces personnages mais aussi des activités dont nous ignorions la trame et le contenu. Nous ne découvrons pas seulement des personnes mais aussi des activités.
Pour certains d'entre eux, une journée nous suffira à percer tout leur mystère; pour d'autres, dans des activités plus complexes, il nous faudra les suivre sur plusieurs mois. Ce qui est certain c'est que nous les retrouverons le jour des courses avec un autre regard, une autre perception, et très certainement aussi une autre complicité.
Une passion... une profession... la découverte d'une personnalité coursayre... voilà donc ce que nous vous proposerons tout au long de cette année 2012. Une autre approche de la course landaise...
Michel Puzos
La période est difficile, et le mot crise est celui qui revient le plus souvent sous les feux de l’actualité. L’année 2012, à en croire les analystes les plus sérieux, risque d’être délicate pour les classes moyennes et tous ceux qui connaissaient déjà des difficultés. A cela s’ajoutent pour certains des problèmes de santé. A tous ceux-là qui voient s’accumuler des nuages, j’espère bien évidemment que l’année nouvelle que l’on souhaite bonne à tout le monde, le soit plus particulièrement pour eux, qu’ils retrouvent la santé, un travail, qu’ils aient l’énergie suffisante pour se battre et avancer, que la vie leur soit un peu plus facile et un peu plus souriante.
Peut-être la course landaise nous apportera-t-elle ces moments de joie qui apaisent et réconfortent. Elle aussi traverse une période de turbulence, notamment au niveau des problèmes sanitaires, et certains se disent pessimistes. Mais c’est souvent dans ces périodes-là que tout le monde se serre les coudes et travaille à la résorption des difficultés. J’espère que 2012 apportera la sérénité, la raison et l’unité suffisantes pour aller dans ce sens. Nous sommes tous attelés à la même tache, la sauvegarde d’une tradition et d’une culture, et toutes les forces sont nécessaires pour que notre richesse soit préservée.
A tous bien sûr je souhaite la plus belle et la plus douce des années et le plaisir toujours renouvelé de se retrouver aux arènes, d’y voir de beaux spectacles, et de garder au cœur toujours la même passion. Quant à la crise dont nous sommes malheureusement les victimes, espérons que nos futurs gouvernants sauront prendre les bonnes et sages décisions… on peut toujours rêver.
Michel Puzos
Le bilan 2011 de Course Landaise Magazine
Cette année encore, c'est Vincent Moulia un jeune aficionado d'Orthez qui m'a passé au feu de ses questions pour présenter le bilan de l'année.
- VM : 2011 s’en va, l'année 2012 s’annonce déjà et avec elle les nouvelles cuadrillas. Le mercato de la course landaise promet une nouvelle fois de perturber les habitudes et de donner encore un savant mélange de courage, de fougue, de jeunesse et de panache en piste. Une nouvelle fois j'ai le plaisir de te poser quelques questions pour établir un bilan de la saison passée. Cette année, pour innover, nous allons fonctionner différemment si tu le veux bien. Comme une sorte de brainstorming nous allons pratiquer un ping-pong intellectuel…
- VM : Si je te dis : « Souvenirs », que me réponds-tu ?
- MP : Dans cette case il y a beaucoup de choses à dire et beaucoup de souvenirs à se remémorer. L'année coursayre a été longue, avec comme dans tout sport des évènements que l'on oubliera et d'autres que l'on retiendra et qui feront partie de la grande encyclopédie de la course landaise. J'en ai raté quelques uns, parce qu'en pleine saison il est impossible d'être partout à la fois, et puis une hospitalisation en mai m'a éloigné une vingtaine de jours des arènes, mais j'ai quand même vu 94 courses au cours de cette saison.
Difficile de rentrer dans tous les détails, je retiendrai particulièrement la course de Villeneuve de Marsan avec la Dal, une très grande course ; les sorties de Denis Lazartigues à Cazaubon qui m'ont vraiment épaté ; la belle victoire de Hugo Viney-Thomas au concours de Dax mais aussi son art étincelant lors du master des vaches sans corde à Dax ; un superbe festival Art et Courage marqué par le travail dans la piste, la présentation et la mise en scène de cette manifestation et l'engouement du public ; le beau doublé de Mathieu Noguès championnat des sans corde et championnat de France, sans compter toutes les sorties époustouflantes devant les nouvelles tout au long de la saison ; la très belle temporada de Loïc Lapoudge qui termine en tête au nombre d'écarts et qui s'incline de peu lors du championnat de France ; le joli concours d'Audignon qui inaugurait ses arènes, l'inauguration des arènes Fondeviole à Bougue au cours de laquelle j'ai pu revoir avec beaucoup d'émotion et de plaisir Jean Fondeviole, le baptême des arènes de Monlezun avec là aussi les souvenirs émouvants de Roger Lafitte, Georges Nicou et Jean Soubabère, l'hommage à Jean-Pierre Rachou dans les arènes de Mouscardès.... mais il y a tant de choses que je ne peux toutes les citer. Je me suis régalé aussi en allant rendre visite à des petits comités qui vivent leur passion à 300% comme par exemple Pouydesseaux, ce fut vraiment une journée très agréable au côté de Mr Lamarque et du club taurin et de leur invité d'honneur Jean-Charles Pussacq, et j'en ai vécu quelques autres comme celle-là. Dans mes souvenirs il y a bien sûr des choses plus personnelles et qui ont compté : la médaille de bronze de la reconnaissance de la FFCL remise par André Domenger lors de l'assemblée de la fédération, le trophée de l'UCTPR remis à Montsoué par Guillaume Marsan (une surprise bien gardée), et des gestes de reconnaissance, à Donzacq, à Momuy ou plus récemment par le comité régional Landes-Béarn à Tartas. Tout cela bien sûr fait partie des très bons souvenirs de l'année, même si sur le moment ils m'angoissent beaucoup car je n'aime pas trop être mis ainsi en lumière.
- VM : Et si je te dis : « Regret(s) », que te vient-il en tête ?
- MP : Le principal regret c'est de ne pas avoir 10 ou 15 ans de moins, pour galoper encore un peu plus et en faire encore davantage. Plus sérieusement, je dirai, comme tout le monde d'ailleurs, que j'aimerais voir davantage de "grandes" courses, davantage d'exploits. Mais si l'on compare avec beaucoup d'autres sports, comme on n'a pas chaque fois de grands matchs, on n'a pas non plus chaque fois de grandes courses. Cela me paraît donc tout à fait normal. Si tu prends comme exemple la plus grande épreuve sportive populaire, à savoir le Tour de France, combien y'a-t-il de grandes étapes où la compétition devient un vrai suspens, où l'intérêt va grandissant... seulement quelques étapes de montagne avec les arrivées en haut des sommets, parfois les épreuves contre la montre, où se joue souvent l'épreuve et le podium. Pour la course landaise c'est un peu la même chose, il y a des grands rendez-vous, d'autres plus monotones ou plus décevants. Il vaut mieux ne pas manquer les premiers, mais là c'est un peu le hasard ou l'intuition qui nous y conduit.
Mais vois-tu, ce que je regrette surtout c'est que l'on entende parler à longueur de course et donc à longueur d'année de pointages, de points oubliés, de trop de points pour les uns et de pas assez pour les autres, qu'on se prenne vraiment la tête pour ces choses-là. Bien sûr la compétition existe, et il faut qu'elle soit là pour donner de l'intérêt à nos courses, mais je crois qu'il faudrait quand même relativiser tout ça. Si tu me demandais les pointages de telle ou telle course je serais bien incapable de te répondre, je ne garde rien en mémoire de tout cela. Par contre les beaux écarts ou les belles sorties que j'ai vues cette année je m'en souviens parfaitement. Je sais que tout le monde ne partage pas cet avis, les inconditionnels du carnet, du crayon et de la règle à calculer... ce n'est pas mon cas. Je vais aux courses pour apprécier un spectacle, m'enthousiasmer des beaux écarts et des quelques belles sorties que je vois. Et la plupart du temps dans une course on est quand même gâtés de ce côté-là. Et comme je te l'ai dit auparavant je retiens ce qui était bien et j'oublie ce que l'on appelle chez nous "les cagades", et je me dis que ce sera mieux la prochaine fois. Cela n'altère en rien mon plaisir et ma passion.
L'autre regret que j'ai, et je l'avais déjà dit les années précédentes, c'est que l'on voit partir chaque année un certain nombre d'écarteurs, comme ça, du jour au lendemain, sans que personne ne s'en offusque, ne s'en étonne, ne se demande pourquoi un tel ou tel quitte le boléro, alors qu'à tous ces écarteurs-là il faudrait rendre un hommage appuyé. Car nous les avons applaudis, nous les avons encouragés, nous les avons accompagnés durant plusieurs saisons, nous les avons photographiés, filmés, peut-être accroché leurs photos au mur de nos vestibules, et je n'admets pas qu'ils quittent ainsi l'arène dans l'anonymat le plus complet. Même ceux qui ont eu une longue carrière disparaissent ainsi aux oubliettes. Je le regrette profondément. Et c'est pour cela que j'ai écrit la lettre ouverte à Didier Bordes, comme j'aurais pu en écrire d'autres pour d'autres écarteurs se trouvant dans le même cas que lui. Généralement je n'ai pas trop d'avis sur ce que j'écris, j'écris les choses comme je les vois, comme je les ressens, avec mes idées, mon style, surtout mon coeur... mais pour cette lettre là, et puisque tu me demandais auparavant quels étaient mes souvenirs, eh bien l'un des souvenirs de mon année de chroniqueur, ce sera ce "papier" là et ce sera aussi le mot personnel que Didier m'a adressé à la suite de cette publication. Ce n'est pas une grande page de la littérature que j'ai écrite là mais j'en suis fier.
Bien évidemment mon regret c'est aussi de voir comment s'est déroulé le championnat de France des sauteurs. Je ne reviendrai pas sur ce sujet dont on a largement débattu et j'espère que tout sera fait désormais pour que cela ne se reproduise plus.
- VM : Un autre mot : « Coursière ». Note ici le singulier signifiant que tu dois choisir une coursière qui se serait démarquée des autres cette saison.
- MP : Ma réponse est sans hésitation : Ibañeza se démarque de toutes les autres et elle domine actuellement la course landaise par sa combativité et sa noblesse. J'ai le défaut d'utiliser souvent l'adjectif "grand" ou "grande" pour qualifier ce qu'il y a de meilleur dans la course landaise, mais la grandeur c'est bien le mot approprié pour désigner tout ce qu'il a de plus noble, de plus exceptionnel. Dans tous les concours Ibañeza illumine la piste et elle n'admet devant elle que les plus grands écarteurs. J'ai entendu à la fin de la saison dire qu'elle était moins difficile qu'avant, qu'on pouvait désormais la tromper en dedans... moi je crois plutôt que les grands écarteurs de notre époque se surpassent devant elle, que cette coursière les transcende. Et puis elle a une allure, une morphologie, un port de cornes, un regard qui ne peuvent que séduire. Mais si la corne d'or domine actuellement la piste, toutes les ganaderias possèdent de belles coursières, certaines en devenir, et les lots qui sont présentés les jours de course sont en règle générale de qualité.
- VM : Le mot suivant serait : « Jeunesse », peut-il accompagner ce qui a été vu et vécu cette saison ?
- MP : Oui, la jeunesse a pris le pouvoir, et ce depuis quelques années déjà, en formelle et aussi en seconde. je n'ai pas fait le calcul de la moyenne d'âge des toreros qui se produisent actuellement, mais il est très jeune, c'est une réalité. C'est une bonne chose, car cela prouve que le renouvellement s'est bien opéré. Durant quelques saisons l'école taurine a été le fer de lance de cette nouvelle jeunesse. Depuis deux ou trois ans on marque un peu le pas, mais si l'on regarde dans les secondes il y a des jeunes talentueux, et qui pourront réussir s'ils sont bien encadrés. Bien sûr il faudra que cette jeune génération dure dans le temps, ne prenne pas trop de coups, ne connaisse pas trop de problèmes d'emploi. Aujourd'hui et de plus en plus souvent les patrons donnent à choisir entre le travail et la course, et ils acceptent de plus en plus difficilement que l'écarteur blessé ne soit pas au travail le lundi matin. C'est un vrai problème auquel il faudra apporter des solutions sinon cela compromettrait sérieusement les carrières des toreros landais. Comment concilier la passion et l'exercice de l'art taurin et le travail ? C'est un des sujets les plus importants, avec celui des problèmes sanitaires qui concerne aujourd'hui la course landaise. Et c'est sur ces sujets-là qu'il faudrait donner toute notre énergie. En tout cas, et pour conclure sur le sujet que tu as abordé, celui de la jeunesse, moi je voudrais les féliciter pour leur engagement et pour leur état d'esprit. J'ai été enseignant, j'ai vécu toute ma vie au milieu des jeunes et mon plus grand bonheur c'est bien sûr de les voir heureux dans leur vie personnelle... et la course landaise fait partie de leur vie personnelle.
- VM : Plus compliqué, passons à deux mots … « Comptes rendus » et « Rythme »…
- MP : Alors là tu passes par la case "Course Landaise Magazine". L'an dernier j'avais proposé un sondage et demandé à nos lecteurs quelles rubriques les intéressaient le plus. Une seule réponse étant possible, la rubrique comptes-rendus était arrivée en tête, ce qui paraissait très logique. On est là pour informer et donc pour rendre compte des courses qui se déroulent tout au long de l'année. A partir de là j'ai pensé qu'il fallait développer cette rubrique. De nouveaux rédacteurs sont venus rejoindre l'équipe, et d'autres qui avaient déjà fait leurs armes se sont investis encore un peu plus. Ensuite j'ai voulu que les comptes-rendus traditionnels soient accompagnés de l'image. Et cela a été la grande nouveauté de l'année. Un certain nombre de courses ont été filmées afin de permettre à ceux qui ne vont pas aux courses de pouvoir vivre leur passion. J'ai dit dès le départ que je n'étais pas un professionnel de la caméra et que les films proposés n'étaient que des films d'amateur. Et comme d'autre part il faut les compresser pour pouvoir ensuite les héberger (actuellement sur You Tube), cela diminue bien sûr la qualité de l'image. Il n'empêche que cela a été très apprécié et a fortement dopé l'audience. Dans le même temps j'ai remplacé le "4 à la Une" par les interviews filmées des présidents des clubs, des maires, des toreros... et je dois tirer un grand coup de chapeau à Jean-Paul Lahitte qui s'occupe remarquablement de ces interviews. Il fallait absolument que tous ceux qui sont les organisateurs soient un peu plus connus et puissent s'exprimer.
Bien sûr j'ai d'autres idées pour faire évoluer les comptes-rendus pour 2012 ou 2013... on verra. Je n'ai encore rien décidé dans ce domaine. Nous essayons de donner les résultats des courses le plus rapidement possible, pas seulement le résultat mais aussi un petit compte-rendu en express. Aujourd'hui par le portable, facebook ou autre on peut rapidement donner un résultat ou une info... écrire un compte-rendu c'est quand même un peu plus compliqué mais aussi me semble-t-il plus intéressant. Là aussi j'ai des choses en tête pour l'avenir. Mais ce qui est certain c'est que je privilégierai toujours la qualité. Quant au rythme, alors là je dois t'avouer que j'ai parfois prié le ciel pour qu'il pleuve et que les courses soient annulées, ce qui m'aurait ainsi donné un peu moins de travail. Le rythme est infernal, 5 à 6h tous les jours pour écrire les articles, mettre en page, sélectionner les photos, préparer des montages, revoir les films et les monter également, répondre à la multitude de courriers que l'on reçoit... Sans compter les déplacements pour les courses, les diverses réunions et manifestations, les réceptions... si bien que les petits sommes réparateurs dans la voiture sont parfois indispensables. J'avoue aussi que cette année j'ai fait l'impasse sur quelques invitations.
- VM : Cela me permet de demander les « kilomètres » parcourus durant la temporada … (on n'est pas à 10 km près je te rassure !...)
- MP : Franchement je suis incapable de répondre à cette question, mais tu me donnes une idée, je mettrai le compteur à zéro le 1er Janvier et je te dirai l'an prochain avec certitude combien j'ai parcouru de kilomètres pour les courses. Souvent, je fais le trajet jusqu'à Geaune, et de là je pars avec Pickwicq. Il aime conduire, il est prudent, il trouve toujours une bonne place pour se garer au plus près (ce qui n'est pas mon cas) et cela me facilite grandement les choses.
- VM : Voyons un peu dans le même esprit, les coulisses de la vie du site… Si je te dis « Reportages photos » ? Bien évidemment, je te parlerai ensuite de « vidéos » et « interviews » …
- MP : J'ai toujours dit que je n'étais pas un photographe mais plutôt un illustrateur de textes. Pour moi la photo est un supplément à l'article, je privilégie les articles. Mais j'aime la photo, et je pense que pour quelqu'un qui n'a jamais fait de photos de sa vie, je ne me débrouille pas pas trop mal, avec du petit matériel si l'on compare avec les photographes de qualité (pour ne pas dire professionnels). De jour je privilégie la photo, de nuit la video car avec mon Panasonic, même si c'est un bon appareil, la photo n'est pas de qualité la nuit. Et j'ajouterai que j'ai une sainte horreur des réglages, que je n'y comprends rien, que je ne cherche pas à comprendre d'ailleurs et que cela m'ennuie... et donc je laisse ça à d'autres. Mais bon, de jour, j'ai quand même quelques bons clichés. D'autre part, comme nous travaillons en parfaite harmonie, si j'ai besoin de photos pour un article, pas de soucis... Jean-Claude Dupouy, Cyril Vidal ou Bruno Cazalis répondent présents. D'autres correspondants comme Lucette ou Didier se sont mis eux aussi à la photo et ils me font parvenir leurs clichés des courses qu'ils commentent. Et il y a beaucoup de jeunes talentueux autour des talanquères qui je pense nous apporteront quelque chose dans ce domaine.
Côté videos, j'en ai parlé tout à l'heure, c'est je crois le point positif de l'année, que ce soit avec Jean-Paul pour les interviews ou que ce soit avec les images des courses auxquelles j'assiste. Toutes les réactions ont été positives. Mais je le dis et je le redis, pour les belles videos, c'est du côté d'Eurofilm qu'il faut aller voir. En 2012 nous allons continuer dans ce sens et je crois que le jeune Thomas Lescoute nous apportera aussi son savoir-faire... voilà un jeune homme passionné de course, tout comme Aurélien d'ailleurs, qui devrait faire parler de lui dans l'avenir. Pour ce qui est des interviews, Jean-Paul continuera celles d'après-course, et pour ce qui est des interviews plus traditionnelles, certaines sont en préparation ou prévues, je peux citer les noms de Benjamin Dupuy, Maylis Darritchon et un peu plus tard de Dominique Baillet et de David Laplace.
- VM : Pour n’oublier personne, le mot suivant serait « Cocarde »… que pourrais-tu en dire ?
- MP : Je dirai que c'est une partie de la tauromachie que j'apprécie beaucoup et que j'apprécie de plus en plus. Dans ma jeunesse c'était une distraction, on allait voir les cocardes à Pontonx au même titre que les jeux taurins. Mais le temps a passé, et avec un tout autre état d'esprit j'ai appris à mieux connaître cette tauromachie et à en saisir toutes les ficelles, les techniques, à apprécier les qualités des raseteurs... ce n'est plus le spectacle que je voyais autrefois pour "rigoler", mais un véritable sport et un véritable art taurin. Et puis je dois dire qu'au contact de certains raseteurs, par exemple Julien Raspentino ou Guillaume Bellion, j'ai pu saisir pas mal de choses sur le raset, sur la course. Et c'est pourquoi en tant que responsable du site, j'ai voulu conserver une rubrique sur les courses de cocardes qu'alimente fort bien Spide64.
- VM : Enfin, la boucle ne serait pas bouclée, enfin le cercle si j’ose me le permettre, sans parler du « Cercle Gascon »…
- MP : Je ne vais pas rappeler ici toute l'histoire du Cercle Gascon, de sa fondation à sa première remise des prix. Le Cercle Gascon rassemble des mécènes de la course landaise qui veulent soutenir financièrement ses acteurs, dans leur contexte d'emploi difficile que j'ai relaté précédemment, afin qu'ils puissent continuer à pratiquer la course landaise. Cette année je n'ai pas pu assister à pas mal de réunions en raison de mes activités et de quelques embûches, mais il est certain que le Cercle Gascon occupe une place importante dans la course landaise. Il remettra en Janvier le produit des dons qu'il a reçus cette année.
- VM : A plusieurs reprises tu as annoncé les résultats en progression du site. cela bien sûr doit te satisfaire ?
- MP : Evidemment. Lorsque j'ai créé ce site certaines personnes ne donnaient pas cher de son existence et je ne rappellerai pas ici quelques amabilités à mon encontre. Mais je suis un têtu, un gentil têtu. Et quand je pense que la voie est la bonne je vais toujours dans la direction que je me suis fixée. Cela ne veut pas dire que je n'écoute pas les autres, bien au contraire, et il m'arrive même souvent de demander un avis, un conseil, et d'écouter et de suivre l'avis ou le conseil qui m'est donné. Têtu mais pas borné. Par contre, je ne tiens aucun compte des critiques négatives qui me sont données sous pseudo. Dans ma vie professionnelle, ma vie d'enseignant, j'ai toujours encouragé le travail et la réussite, mais j'ai aussi privilégié l'effort et montré qu'à son rythme et selon ses possibilités chacun pouvait arriver à quelque chose de positif. Je pense que la réussite du site c'est le résultat du travail fourni au quotidien.
- VM : Pour en revenir aux pseudos justement, c'est un vrai combat que tu as mené ?
- MP : Oui, et j'en suis fier. Si j'avais laissé faire, le site n'existerait plus. J'ai reçu au tout début de sa création des messages odieux envers certains ganaderos ou certains écarteurs. Moi j'ai le respect des personnes, et je me suis toujours déterminé pour le courage et la transparence. Donc j'ai tenu bon et cela n'a pas empêché la progression de la fréquentation bien au contraire. Elle est constante et même en cette trêve hivernale le nombre de consultations et de visites n'a jamais été aussi élevé (1029 le 16 Décembre, alors que l'actualité en demi-sommeil). Je crois que c'est un signe d'intérêt et de confiance, et je ferai en sorte de ne pas décevoir. Mais ce résultat c'est tout le travail d'une équipe, sans eux il serait impossible de couvrir autant de courses. Je les remercie pour tout le travail qu'ils effectuent, pour leur disponibilité aussi, car s'il m'arrive de ne pouvoir me rendre à une course, quelques coups de fil solutionnent très vite le problème.
Cette année je m'étais fixé un challenge, un défi, c'était de couvrir toutes les courses de challenge et toutes les courses formelles hors challenge. Je voulais redonner vie au challenge Sarrès-Bathusé et effectuer un classement au plus grand nombre d'écarts. Pour cela il fallait qu'aucune course ne manque à l'appel... et aucune course n'a manqué à l'appel. Ce défi a donc été relevé, grâce à tous les correspondants qui se sont mobilisés sans rechigner. Merci à tous. Je ne sais pas si cela sera possible l'an prochain, mais je ferai mon possible c'est sûr.
- VM : Des nouveautés l'an prochain ?
- MP : Nous allons peaufiner ce qui peut l'être. Et peut-être mettre en oeuvre quelques idées ; toi même Vincent tu nous as fait quelques propositions intéressantes de reportages, et avec Jean-Claude Dupouy nous avons je pense une belle idée à concrétiser, une idée de Jean-Claude que je vais creuser avec lui, et sans doute la mettre en oeuvre au début de l'année 2012. J'ai d'autres projets, mais un peu plus lointains. Et puis mon action c'est aussi former et encourager des jeunes comme Thomas et qui un jour j'espère prendront ma relève.
- VM : Quels sont tes rapports avec le milieu coursayre ?
- MP : De bons rapports je crois, beaucoup de respect de la part des acteurs, parfois de la reconnaissance par certains gestes ou certaines paroles. J'ai été très touché par le nombre d'appels ou de messages que j'ai reçus lorsque j'ai été hospitalisé en mai dernier. Les acteurs savent que je ne suis pas un grand démonstratif, un grand bavard, mais je crois qu'ils ont compris quel était mon rôle et mon action. Ce que je fais n'est pas parfait, je reçois de temps à autre quelques reproches, ce qui me paraît bien naturel, mais c'est de l'ordre infinitésimal. Et puis je garde ma ligne de conduite, celle de garder mon indépendance, de servir la course landaise. Et si je sers la course landaise je sers tous ceux qui en font partie.
- VM : Pour terminer, comme dit souvent Jean-Paul Lahitte à la fin de ses interviews, un merci ou une dédicace ?
- MP : La dédicace il y a longtemps que je l'ai faite, elle ne varie pas, elle s'adresse à deux grands noms de la course landaise, René Gaujous et Robert Castagnon qui m'ont mis le pied à l'étrier, qui m'ont donné quand j'avais 18 ans l'envie de faire ce que je fais aujourd'hui, et qui m'ont toujours soutenu même lorsque j'étais un peu fou-fou dans ma jeunesse. Pour moi ces deux personnes comptent énormément et m'accompagnent partout. Pour moi ce sont les papes de la course landaise. Quant aux mercis, ils sont nombreux : aux acteurs qui acceptent toujours sans sourciller qu'on les suive pour les photographier, les questionner... aux organisateurs et aux maires qui nous reçoivent toujours chaleureusement... à tous ceux qui travaillent avec moi, sans eux je l'ai dit, le site n'aurait pas la même consistance... et merci bien sûr à tous nos fidèles lecteurs, ceux qui se lèvent même parfois la nuit pour jeter un coup d'oeil sur le site car ils savent que je suis un couche-tard.
- VM : Merci Michel pour tes réponses et surtout pour Course Landaise Magazine ! Tu n’hésites pas à mettre en avant l’équipe qui t’entoure, mais elle ne serait rien sans un coach, un chef d’orchestre comme toi !
- MP : Chef d'orchestre je l'ai été dans ma jeunesse lorsque je dirigeais un petit orchestre de bal, chef de chorale aussi au collège du Berceau, et si je te disais que j'ai travaillé pour un boys band (comme attaché de presse) dans les années 96 je crois que ça te surprendrait drôlement... mais cela est une autre histoire qui n'a rien à voir avec la course landaise, et qui appartient à une vie antérieure. Merci Vincent pour avoir préparé ce questionnaire (original je dois dire) et pour ta passion pour la course, que tu vis hélas un peu éloigné de tes terres orthéziennes en ce moment. Et bonne temporada 2012 à tous.
1. 18/01/2012
Michel, mais quel travail !!!
Je sais que tu as travaillé dur et le résultat est à la hauteur de ce boulot !
Voici un site au graphismes dynamiques et sobres tout en restant classes.
Côté contenu rien à redire tout y est !!! C'est génial!
Niveau pratique, en 3 secondes on sait où sont les nouvelles infos et en quelques minutes on eptu balayer toute l'actualité coursayre du regard !!!
Voilà un site moderne et dynamique, tout ce que devrait être la course landaise aujourd'hui (vaste débat...).
Merci et bravo !
2. 01/01/2012
Une très bonne année au sud ouest où malheureusement je ne vais pas assez souvent
J'espère que les écarteurs viendront nous rendre de nouveau visite ici
3. 28/12/2011
Un vrai régal à lire bravo Vincent bravo Michel
Date de dernière mise à jour : 12/02/2012
1. Par Actu Coursayre le 21/02/2012
J'ai hâte de voir la première émission, beaucoup de moyens sont mis en oeuvre : plateau TV virtuel, ...
2. Par hontang yves le 20/02/2012
quand je lis sur le sud-ouest du samedi 18 février ( LES FORCES VIVES DE LA COURSE LANDAISE ) quel beau ...
3. Par delphine despouys le 18/02/2012
Une super video qui montre vraiment le travail qui va être exécuté pendant les séances !!! Je souhaite ...
4. Par hontang yves le 15/02/2012
ayant lu le compte rendu de l'a.g de la ffcl,je suis tout à fait d'accord avec toi mathieu ,sur la n ...
5. Par Michel Puzos le 14/02/2012
Je pense qu'il s'agit des 10 premières figures (maximum) notées... mais l'écarteur pourra en faire plus ...