Castelnau Rivière-Basse
Corrida et course landaise même combat
C’est à Castelnau Rivière-Basse, devant une grande salle comble de participants, que le samedi 18 février 2012, divers représentants du monde de la Tauromachie et de la Course Landaise ont commenté leur passion, montrant qu’il s’agit en fait des deux volets de notre diptyque taurin. Dans notre Sud-Ouest, ces deux activités se côtoient, se complémentent et s’alimentent bien souvent l’une de l’autre.
Sous la houlette du sémillant Béarnais Miguel Darrieumerlou, célèbre revistero de la revue Toros et ancien président de l’Association des Critiques Taurins Français, Rafael Cañada, matador de toros devenu banderillero, Mathieu Guillon, novillero aux portes de l’alternative, David Romero, célèbre peon de brega, Olivier Baratchar, directeur des arènes de Bayonne, Paul Bonnet et Guillaume Bats, éleveurs de taureaux de combat, Michel Agruna et Jean-Louis Deyris, éleveurs de bétail landais et titulaires de cuadrillas d’écarteurs, Eric Merville, cordier chevronné et François Fortassin sénateur-aficionado émérite ont ainsi raconté comment ils ont été atteints par ce virus étrange qu’est la tauromachie. Ils ont également débattu sur l’avenir quelque peu sombre d’une pratique de plus en plus délaissée par le jeune public et secouée par la crise et les exigences sanitaires de l’UE. Heureusement, François Fortassin avec son habituelle bonhommie et son optimisme décréta que, la tauromachie étant une passion, il voyait difficilement comment il serait possible d’en venir à bout.
Comme par enchantement, les nuages sombres quittèrent la salle et arriva l’heure de récompenser Brandon Campos lauréat du prix du meilleur novillero de la saison 2012 dans les diverses arènes du Val d’Adour et de ses coteaux du Gers et du Béarn. Ce brillant novillero Mexicain qui n’a pas hésité à quitter à quatorze ans famille et patrie pour venir se former dans notre vieille Europe a fait une première saison française particulièrement brillante. Très bientôt, il passera en novillada piquée et personne ne doute que sa carrière y sera tout aussi éclatante.
Enfin la soirée se prolongea autour d’un excellent repas au cours duquel poule-au-pot et crus de Madiran tinrent le haut de l’affiche. Au cœur de l’hiver, quel plaisir de se retrouver ainsi entre amis se réchauffant à la flamme d’une passion commune ! A Castelnau, la tauromachie c’est aussi l’art de fêter bon vin et bonne chère et de cultiver la convivialité.
Antoine Torres
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